Le relais de contre-information

Les news du Blog

Des responsables des renseignements américains anciens et actuels estiment que toute attaque israélienne contre les sites nucléaires iraniens irait bien au-delà des frappes aériennes des avions de chasse F-15 et F-16 et inclurait une guerre électronique contre les réseaux électriques de la dictature islamique, contre internet, les réseaux de téléphone cellulaire et les fréquences d’urgence, rapporte Yedioth Aharonot, vendredi 18 novembre 2011.
Ces responsables, qui fondent leur évaluation sur un rapport du renseignement américain publié l’été dernier, ont déclaré qu’Israël assemble un ensemble d’armes de haute technologie de plusieurs milliards de dollars qui permettrait d’aveugler et de réduire au silence les défenses de Téhéran en cas d’une attaque préventive aérienne. Selon les responsables, l’une des armes qu’Israël a développées est capable de mimer un signal de téléphone cellulaire qui ordonne au réseau de maintenance cellulaire de « dormir », arrêtant efficacement les transmissions. Les israéliens ont également des brouilleurs capables de créer des interférences dans les fréquences d’urgence de l’Iran. Ils ont également indiqué que dans le cas d’une attaque contre l’Iran, Israël exploitera probablement une vulnérabilité que des responsables américains ont détecté il y a deux ans dans les réseaux électriques des grandes villes iraniennes, qui sont connectés à Internet et sont donc vulnérables à une cyber attaque. Israël a déjà utilisé quelques-unes des technologies à sa disposition pendant son attaque aérienne contre un réacteur nucléaire syrien en 2007.
Photo : D.R.
Source : Yedioth Aharonot

Source : Crif.org citant le Yedioth Aharonot

août
29

Le scénario selon lequel la libération de Tripoli (et de toute la Lybie) est imputable à l’action de rebelles assoiffés de démocratie, dotés d’un professionnalisme hors pair, constitue une grossière campagne d’intoxication médiatique. En 2003, la libération de l’Irak avait également donné lieu à une autre grande manipulation dont la vidéo ci-dessous décortique les mécanismes.

Source : Oumma.com

Bertrand Delanoë est accusé par ses opposants d’avoir organisé une cérémonie fêtant le Ramadan dans les locaux de l’Hôtel de Ville. Le Maire a répondu que la Ville célèbre tous les ans toutes les religions. Un bel aveu de sa conception de la laïcité.

Une éternelle polémique. Deux élus de la majorité parlementaire, le député UMP Jacques Myard et le conseiller de Paris Nouveau Centre Jérôme Dubus ont protesté contre la tenue à l’Hôtel de Ville de Paris d’un concert  dénommé « Soirée du Ramadan » sur le site officiel de la Ville. Une atteinte à la laïcité selon eux, Jacques Myard a même écrit en ce sens au ministère de l’Intérieur.
Pour Jérôme Dubus, « Bertrand Delanoë doit renoncer à accueillir la soirée du Ramadan à l’Hôtel de Ville (…) aucune autre fête religieuse, ni chrétienne, ni juive, ni de toute autre confession n’avait connu ce privilège ».
Le Maire a tenu à lui répondre précisant que « la Ville organise une telle soirée chaque année depuis 2001, à l’Hôtel de Ville ou en d’autres lieux. Ce moment de rassemblement s’inscrit dans une logique conviviale et culturelle, et n’a strictement aucun caractère religieux, à l’instar d’autres manifestations que la Ville accueille ou organise, comme Hanouka, Vesak (fête bouddhiste, ndlr), la Saint Maroun (pour les chrétiens maronites, ndlr), le Nouvel an chinois, le Nouvel an berbère ou l’arbre de Noël, sans n’avoir jamais suscité la moindre réaction ». Par exemple, une soirée a été organisée pour Hanouka en décembre dernier dans les locaux de la Mairie, ce fut aussi le cas les années précédentes. La Ville célèbre aussi la fête hindouiste de Diwali.

DÉJÀ DES CÉLÉBRATIONS À LA MAIRIE EN 2001

En effet, Delanoë est un habitué de ce genre de célébrations et notamment pour le Ramadan. Jusqu’en 2005, la fête était même organisée au sein même de la Mairie, les années suivantes, la Ville a préféré le Stade Charléty ou le Palais Omnisports de Bercy. En 2006, le concert au Stade Charléty, avait coûté 280 000 euros, financé à 60% par le budget municipal. La dernière cérémonie organisée à la Mairie en 2005 avait coûté elle 95 000 euros. Chose qui avait déjà fait polémique à l’époque.
Les partisans de la laïcité la plus stricte peuvent être choqués mais quand il s’agit d’entretenir ses clientèles électorales, Delanoë n’hésite pas à sortir son chéquier. En 2008, le subventionnement municipal descrèches loubavitch avait déjà fait polémique jusque dans dans la majorité municipale. Le Maire de Paris était également présent au dernier diner du CRIF en février  en même temps que d’autres socialistes comme Martine Aubry et François Hollande.

AMBIGUÏTÉS

Mais qu’on se rassure, le budget de la Ville s’ouvre à toutes les confessions. Si Delanoë subventionne les crèches juives loubavitch, il a aussi subventionné la future mosquée de la Goutte d’Or. La Ville a déjà versé cette année 696 000 euros et s’est engagée pour un financement  de 22 millions, le tout pour réaliser un espace culturel. En septembre 2010, Delanoë avait fait très fort pour la paix entre les peuples en assistant le même soir au Nouvel an juif et à une veillée du Ramadan.
Simple opportunisme local ? Dans sa motion pour le Congrès de Reims, Bernard Delanoë semblait nettement plus républicain. En effet, page 18, on peut lire : « La laïcité demande qu’aucune de ces différences ne dicte sa loi aux autres, parce qu’au-dessus d’elles, il y a ce qui nous unit, la République et l’intérêt général ». Un principe que le Maire de Paris a visiblement oublié. Cette polémique, si vieille soit-elle, vient en tous cas rappeler les positions parfois ambigües de la gauche sur la laïcité. Si Jésus multipliait les pains et les poissons, sur nombre de sujets, le PS préfère multiplier ses prises de position.
Source : Marianne2.fr
août
06

Manifestants arabes blessés sur la frontière du Golan, le 5 juin 2011

Manifestants arabes blessés sur la frontière du Golan, le 5 juin 2011

Israël pousse activement les travaux de construction d’un mur doublant sa frontière avec la Syrie, sur le plateau du Golan arraché aux Syriens en 1967 et annexée officiellement à l’Etat hébreu en 1981.

Actuellement seuls 8 kilomètres sont finalisés, mais le mur devrait courir sur 120 kilomètres, fermant hermétiquement la frontière syro-israélienne. L’Etat hébreux, qui n’en est plus à un mur de séparation près, justifie cette construction par le souci d’éviter des incidents comme ceux qui avaient vu, le 5 juin dernier, des manifestants palestiniens et syriens protester à cette même frontière contre la colonisation juive du Golan et en souvenir de la défaite arabe de 1967 : 23 manifestants avaient été tués et 350 blessés par les tirs israéliens, selon Damas, Tsahal reconnaissant de son côté une dizaine de manifestants tués ou blessés.

Le 15 mai d’autres manifestants arabes avaient commémoré, drapeaux palestiniens et syriens déployés, l’anniversaire de la « Nakba » (la catastrophe), autrement dit l’exode de dizaines de milliers de Palestiniens consécutifs à la création de l’Etat hébreu en 1948.

« Nous n’autorisons pas d’intrusion sur notre territoire » a déclaré le colonel Shukroon, « chef de la barrière de sécurité » du plateau du Golan. « C‘est notre devoir en tant qu’armée et notre droit en tant qu’Etat de défendre nos frontière et de ne pas autoriser quiconque à pénétrer en Israël. »

Les droits, Israël a l’habitude de se les arroger à volonté, quand bien même ces « droits » seraient en contradiction avec le droit international.

Faut-il rappeler que l’annexion du Golan syrien, qui outre sa valeur stratégique est un véritable réservoir d’eau pour la région, n’a jamais été reconnue par l’ONU, le Conseil de Sécurité ayant condamné  solennellement l’annexion de 1981, sans toutefois qu’aucune mesure de rétorsion, économique oua fortiori militaire, ne s’en soit suivie, Israël n’étant décidémment pas la Libye, ou la Syrie.

A propos de Syrie, on peut penser qu’avec leur mur, les dirigeants israéliens veulent apporter leur petite contribution à l’aggravation de la tension régionale, se substituant en quelque sorte à la Turquie, un temps menaçante vis-à-vis de Damas et depuis revenue à une attitude plus raisonnable.

L’ONU s’est d’ailleurs inquiétée de ces bruits de tracteurs qui semblent annoncer des bruits de bottes et de chars. Cette provocation israélienne est-elle de nature à menacer le cessez-le-feu de 1973 entre les deux pays ? Il paraît évident, au regard des tensions qu’elle traverse, que la Syrie ne songe nullement à se lancer dans une aventure militaire contre Israël.

En ce qui concerne ce dernier, c’est moins sûr, Tsahal ayant ces dernières années tenté d’écraser, avec de gros moyens, les milices du Hezbollah libanais – au risque de déclencher une nouvelle guerre régionale – et du Hamas gazaoui. Les dirigeants israéliens se limiteront-ils, dans cette affaire, à des provocations verbales, se contenteront-ils d’employer le génie et non pas les blindés et l’aviation, c’est toute la question.

Tsahal en position à la frontière syrienne, en juin dernier

Tsahal en position à la frontière syrienne, en juin dernier

 

Source : Lepost.fr

août
02

Imaginez-vous en vacances aux Etats-Unis. Au programme du JT de la première chaîne d’information du pays, un reportage est consacré aux conditions de vie de la communauté juive en France. Soudain, vous apercevez à l’écran un véhément Dieudonné, interrogé sur le sujet dans le cadre d’un micro-trottoir, comme s’il s’agissait d’un quelconque passant pris au hasard dans la rue. Celui-ci n’est guère présenté aux téléspectateurs, ni dans le commentaire du reportage ni par l’incrustation de son nom et de son titre à l’image. Le personnage controversé, inconnu du public américain, est censé alors incarner à l’écran le point de vue du citoyen lambda sur les Juifs de France. Evidemment, connaissant les opinions extrémistes de l’humoriste sur les Juifs et Israël, vous pourriez vous interroger sur le professionnalisme du journaliste qui choisit de représenter le Français moyen par Dieudonné et sur l’absence totale de son identification pour le téléspectateur américain.

Ce genre de grossière maladresse journalistique s’est justement produit ce week-end sur la chaîne BFM TV. Samedi, un court reportage, réalisé à partir d’images empruntées aux chaînes américaines et consacré à la polémique entourant la construction à New York d’une mosquée près de Ground Zero, s’est conclu de manière singulière. Après la présentation de la position du Président Obama, favorable à l’édification du lieu de culte, la journaliste relatant le sujet rappelle correctement l’opposition d’une majeure partie de la population américaine. En guise d’illustration, c’est alors qu’apparaît à l’image une femme, portant lunettes noires et interrogée dans la rue à ce sujet. « C’est inhumain, il oublie les sentiments des familles des victimes du 11-Septembre et de nous tous », s‘exclame-t-elle.

Problème : cette élégante dame, surgie de nulle part et présentée comme une Américaine quelconque, est en réalité une célèbre militante islamophobe. Dirigeant le groupe SIOAacronyme signifiant « Stoppez l’islamisation de l’Amérique », Pamela Geller fait partie de la blogosphère ultra-conservatrice : réputée pour son opposition radicale à la construction du centre culturel islamique- qualifiée de « problème de sécurité nationale », la communicante est passée par tous les médias grand public du pays pour propager son message de haine à l’encontre de l’islam. Sur son site, Atlas Shrugs, se déroule un festival de propos ahurissants qui feraient passer Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour pour des gauchistes timorés. Ainsi, la militante s’est faite remarquer par une litanie de délires en tout genre :

Liste non exhaustive. Pamela Geller a par ailleurs apporté son soutien à la plupart des groupes européens xénophobes tel le Bloc Identitaire pour la France. Dans l’Hexagone, seuls les sites proches de l’extrême droite classique ou de l’ultra-sionisme relaient ses opinions radicales ou farfelues sur l’actualité. De plus, elle a réalisé unepseudo-interview, sur le mode de la fervente groupie, du parlementaire néerlandais ouvertement islamophobe, Geert Wilders, qu’elle surnomme « l’homme idéal ». L’« activiste des droits de l’homme », comme elle aime à se présenter, a également développé un site pour encourager les musulmans américains, prétendument persécutés par leurs co-religionnaires, à se manifester et à quitter leur culte « en toute sécurité ».

Son premier coup d’éclat médiatique remonte à l’été 2006 : durant l’attaque du Liban par Israël, Pamela Geller, farouche partisane de l’Etat hébreu, réalisa une vidéo en bikini, sur une plage israélienne, pour « démontrer » qu’on pouvait encore vivre dans l’insouciance tout en se réjouissant de ne pas être contrainte de porter la burqa prônée, selon elle, dans la région.

Quand on hait, on ne compte pas

Ce lundi a débuté la nouvelle campagne d’affichage anti-islam de son organisation : des images dramatiques de l’attaque du World Trade Center, mises en parallèle avec le symbole du croissant lunaire et apposées sur les bus new-yorkais, sont destinées à alerter le citoyen américain sur le scandale que constituerait l’édification d’une mosquée proche de Ground Zero. Pamela Geller a dû batailler ferme en justice pour obtenir le droit d’effectuer sa propagande, au nom de la liberté d’expression. Comme l’a justement résumé le bloggeur œcuménique Myrtus,« Pamela Geller déteste tellement les musulmans qu’elle se paye des panneaux publicitaires de bus pour le faire savoir ».

Désormais, la dame fait partie des « bons clients » des débats audiovisuels : polémiste outrancière, la bloggeuse tout-terrain joue son rôle à la perfection, au point d’inquiéter des organismes de contrôle des médias, tel Media Matters qui en appelle à ne plus inviter à la télévision un personnage public largement discrédité par ses déclarations racistes ou délirantes. Une recommandation ignorée par la plupart des chaînes américaines, même si celles-ci ont toujours pris le soin de présenter l’intervenante en sa qualité de militante politique, contrairement à BFM TV.

Le fleuron du groupe NextRadioTV, qui se vante régulièrement d’être la première chaîne info en France, ferait mieux de s’inspirer de sa consoeur russe, pourtant décriée en raison de sa mainmise par le Kremlin. Les journalistes de Russia Today prennent non seulement le temps d’effectuer des reportages de terrain, y compris à New York, mais ont également réalisé une interview sans concession de Pamela Geller, révélant, au fur et à mesure d’un entretien tendu, la nature méprisante du personnage. La militante, qui n’est plus à un délire paranoïaque près, qualifiera par la suite, sur sa page Youtube, l’interview-coup de poing de « conspiration menée conjointement avec le Conseil des relations américano-islamiques ».

Fast-Food Faux News

Dans son éditorial, le journaliste Leonard Jacobs exprime le sentiment mitigé que lui inspire le succès médiatique de Pamela Geller : « En tant que Juif américain, j’ai honte de ces gens. Mais plus que tout, y compris ce que je pourrais penser d’eux, ils ont le droit d’exprimer leurs opinions. La Constitution américaine sera toujours plus forte que ces gens-là ». A contrario, le modèle français, à tort ou à raison, limite la liberté d’expression. Si BFM TV se doit, comme tout média pluraliste digne de ce nom, d’interroger toutes les parties prenantes dans la controverse afin d’apporter la contradiction, le minimum déontologique serait de contextualiser les intervenants de ses reportages. Pamela Geller pour incarner, de manière anonyme, la « majorité des Américains défavorables à la mosquée »  : au mieux, une maladresse typique du travailleur précaire et surchargé des chaînes info ; au pire, une approximation insouciante, révélatrice de la dégradation de la qualité de l’information fournie au citoyen. Dans tous les cas, le nouvel exemple d’un deux poids deux mesures manifeste quand il s’agit de l’islam, avec, d’un côté, unesurmédiatisation du phénomène islamiste et, de l’autre, une minoration, voire une occultation, des expressions del’islamophobie.

Que les amateurs du fantasme du « péril vert » en soient rassurés : dans un tel contexte, Pamela Geller et ses frères-d’armes européens devraient pouvoir à continuer à délirer, en toute tranquillité.

Source : Oumma.com